18 mai 2020

l'esprit du voyage

le lac
Je le vois 
L'esprit. 
Il souffle avec le vent, me pousse en avant 
Je fais fi des peurs, des douleurs qui jamais ne disparaîtront 
et je cours, l'esprit serein et le coeur euphorique, 
Je n'attends pas que la vie passe car je la veux magnifique et un jour, 
l'esprit le sait, 
je m'élancerai. 

27 avril 2020

Plongée dans un monde flou - croquis sur le vif

Exactement aujourd'hui, je suis sortie et le monde était flou.
Les lames de pluie striaient le ciel gris qui se reflétait dans les arbres. Ceux-ci profitaient de l'eau pour arborer leurs plus belles couleurs vertes, presque irréelles. Le monde était flou, oui - j'avais retiré mes lunettes pour éviter d'avoir à en essuyer les gouttes au retour. 
La traversée du jardin fut périlleuse, je m'étonnais de voir si mal. Le flou avait toutefois quelque chose de réconfortant. Il arrondissait les détails, courbait les courbes et faisait tout baigner dans un halo lisse et brumeux. Les détails n'existaient plus : place à l'essentiel ! Je tentais de ne point m'écorcher les pieds en me faufilant par la porte de l'enclos des poules - je m'était déjà superficiellement écorché le bras plus tôt dans la journée.

flou - je savais que cette photo me servirait un jour !

25 avril 2020

Qui je suis - écriture automatique

Un texte écrit le jeudi 20 février 2020, en écriture automatique. Des mots, à la folie.

nuages - magnificience
Jeudi 20 février 2020

Les vacances d’hiver. On y est. Tu y songes, tu vois la brume ou la neige, le temps pluvieux et le feu, dans la cheminée. Images de Poudlard, de terres celtiques. 
Tu vois pas le soleil comme au printemps, ou les giboulées brusques et les révisions. Tu vois pas les goélands qui tournoient donnant à ta ville un air de mer. Tu penses pas à ta France, celle que tu connais, celle unique et semblable à la France des autres. Qu’est-ce qu’un pays, tu te demandes. Tu te demandes toujours pourquoi dans les films on ressent les ambiances alors qu’en réalité elles ne sont jamais aussi distinctes.

15 avril 2020

"La nuit que rien n'éclaire hormis la nuit elle-même" - parfum d'une ville la nuit

par ma chambre, une nuit - flou volontaire de liberté

Une ville, un début de nuit.
Parfum d'été, de fleurs et de lune. Les herbes te regardent, les chauves-souris volent. Leurs formes sont belles.
Parfum de ville, la nuit, lumières des fenêtres comme autant de carrés de vie
       carrés sur les pelouses
                          obscurcies
Nuage blanc dans le ciel violet sombre, odeur de liberté.
Parfum d'été oui de mystère
Sons voilés de voix suaves et sourires tendres sous les étoiles, une fille, une ville
Parfum de ville du sud, Tanger et Alger et ta ville aux mêmes sonorités
Et, oui, une ville du sud au nord, direction inodore puisque
        toutes sentent la même chose. L'été. La liberté.

11 avril 2020

De la difficulté de choisir son avenir (entre-deux de la vie)

Je suis dans un entre-deux. Confinée dans une seule maison mais entre deux étapes de ma vie. Avant et maintenant, qui doucement s'efface (le lycée). Et puis l'après, ce que j'ignore encore. Ici ? Ailleurs ? Je ne sais rien. 
Et quelque part, c'est agréable. 

Agréable de me dire que je n'ai plus aucune incidence sur les événements, maintenant. Que ce n'est pas moi qui déciderai. J'ai rempli mes dossier, rédigé des lettres, assemblé des bulletins. J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir - et je l'ai bien fait. Ça, j'en suis fière. Je n'aurai pas de regrets.

la terre sans le ciel ne peut exister et le contraire également. ne pas choisir.